Les militaires, pourtant en accord avec la fin des hostilités devant l'épuisement de l'armée, se défausse en partie du procédé d'armistice pour éviter le déshonneur, et c'est à un civil représentant du gouvernement, Matthias Erzberger, qu'est imposé la tâche de mener les discussions sur l'armistice, assisté de quelques généraux seulement. Cette défausse des militaires, qui crieront à la traîtrise des civils et du gouvernement par la suite, sera l'un des fondements de la percée nationaliste et nazie. En France, le débat sur l'armistice fait rage. Certains, comme le
maréchal Pétain, héros de la
bataille de Verdun, et le président Poincaré, veulent continuer la guerre jusqu'en Allemagne pour humilier l'ennemi. D'autres, plus raisonnables, à la suite du Généralissime Foch et du président du Conseil français Clemenceau, veulent en finir au plus vite.