11 novembre 1918 : l'armistice est signé, la Première Guerre Mondiale est enfin terminée !


Partager




La première guerre mondiale fait rage depuis plus de quatre ans, quand l'annonce de l'armistice signée avec l'Allemagne, relayée par les cloches et les clairons de toute la France, se fait entendre. Elle se faisait évidemment attendre, devant le repli inéluctable des forces allemandes.



Cette cessation des combats, en attendant le traité de Paix à proprement parlé, mets fin au plus grand conflit que le monde ait connu, de par le nombre de pays engagés, mais aussi par le nombre de victimes qui s'élève à 8 millions de morts, sans compter les 6 millions d'invalides, dont les « gueules cassées ». La cessation des combats se faisait déjà sentir depuis l'échec de la contre-offensive allemande en juin/juillet 1918. Voulant percer en force dans les Flandres et en Champagne, l'armée allemande est boutée par delà la Marne par les forces alliées, tout récemment renforcées du contingent militaire américain, entré en guerre l'année précédente. Cet échec cuisant, et le surnombre conséquent de ses ennemis, plonge l'Empire allemand dans une situation plus que délicate. L'empereur Guillaume II ne se fait plus trop d'illusions, et nomme chancelier le Prince Max de Bade, avec qui il espère négocier des conditions de redditions acceptables pour l'empire. De plus, la situation intérieure se détériore : le 3 novembre, des marins refusent de partir au combat dans le port de Kiel. Le mouvement s'étend dans de nombreuses villes, jusqu'à atteindre Berlin le 9 novembre.


L'Allemagne est alors au bord de la guerre civile et de l'anarchie, et vit sous la menace d'une révolution spartakiste (communiste). Le Kaiser Guillaume II abdique sous la pression, pour éviter l'implosion de l'Allemagne. La fin de la première guerre mondiale va donc se précipiter. La Bulgarie, la Turquie et l'Autriche-Hongrie, bref tous les alliés de l'Allemagne, ont déjà déposé les armes quelques jours auparavant. Tout va vers la reddition de l'Allemagne.


11 novembre armistice
Les militaires, pourtant en accord avec la fin des hostilités devant l'épuisement de l'armée, se défausse en partie du procédé d'armistice pour éviter le déshonneur, et c'est à un civil représentant du gouvernement, Matthias Erzberger, qu'est imposé la tâche de mener les discussions sur l'armistice, assisté de quelques généraux seulement. Cette défausse des militaires, qui crieront à la traîtrise des civils et du gouvernement par la suite, sera l'un des fondements de la percée nationaliste et nazie. En France, le débat sur l'armistice fait rage. Certains, comme le maréchal Pétain, héros de la bataille de Verdun, et le président Poincaré, veulent continuer la guerre jusqu'en Allemagne pour humilier l'ennemi. D'autres, plus raisonnables, à la suite du Généralissime Foch et du président du Conseil français Clemenceau, veulent en finir au plus vite.



Après quelques jours de négociations, l'armistice est ainsi signé dans le wagon-restaurant (aujourd'hui pièce de musée) personnel de Foch, représentant français, le 11 novembre 1918, en présence d'un représentant anglais. Signé à 5h15, le cessez-le-feu prenait effet à 11h, l'armistice était signé pour 36 jours. Il fut évidemment réitéré jusqu'au Traité de Paix de Versailles, signé le 28 juin 1919.


En sus de signifier la fin des combats et la reddition de l'Allemagne, le contrat engageait le vaincu à satisfaire rapidement quelques obligations : la libération de tous les prisonniers de guerre (dont un jeune capitaine, le futur général de Gaulle), l'évacuation immédiate des pays envahis (France, Belgique, Luxembourg) ainsi que l'Alsace Lorraine, et ce jusqu'à la frontière naturelle du Rhin, tout en confortant les autres frontières comme elle étaient en 1914. L'armée allemande devait en outre abandonner tout le matériel en bon état et livrer ses sous-marins. Enfin, elle devait contribuer aux redressements des pays alliés en leur livrant plusieurs tonnes de matériels. Des dettes qui seront, l'année suivante, largement augmentées, l'Allemagne devenant officiellement à Versailles la grande fautive de la grande guerre.
11 novembre armistice


C'est ainsi que se termina la « Der des Ders », dont l'horreur resta longtemps présente dans les esprits. Elle coûta à la France près de 10% de sa population masculine, faisant de la France, avec ses 1,4 millions de morts, le pays proportionnellement le plus meurtri. Une guerre que plus personne ne voulait voir revenir. Ce qui n'empêcha pas à Ferdinand Foch, le signataire de Rethondes, de dire en 1920 : « Ce n'est pas une paix, c'est un armistice de 20 ans » A bon entendeur, aurait pu t'on dire à l'époque ...

Le Mercredi 19 Septembre 2007 à 10:49
Article écrit par Vinou ()


Cet article est lié au dossier suivant :
  histoire Histoire : toutes les pages de l'histoire


fleche Voir les autres articles commençant par 1
 
Articles précédents :
  •  Gordon Brown : le nouveau premier ministre du Royaume-Uni
  •  Crazy Horse : entre cabaret spectacle, dîner revue et show, ...
  •  Penélope Cruz : actrice espagnole au talent et au charme sin...
  •  CFDT ou Confédération Française Démocratique du Travail : c...
  •  Amphétamine : pour stimuler le système nerveux central, trai...

Articles suivants :
  •  Audika : groupe de distribution d'appareils de correction ...
  •  Amine : chanteur et compositeur marocain de R'n'B
  •  Agapes Restauration : leader français spécialisé dans la r...
  •  Assurance moto : à quoi ça sert ? comment ça marche ?...
  •  Vergetures : comment prévenir ou lutter contre les vergetu...




 
 

Poser votre question !
Et gagnez des Webbies
et des cadeaux !




Commentaires 

flux rss Flux RSS 2.0 :  les derniers commentaires de cet article


Il n'y a pas encore de commentaires pour cet article.


Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.

smile wink confused normal lol laugh sad angry cool surprised cry eek


Voir aussi



   sciences Sciences
   societe Société
   histoire Histoire
   problemes et debats Problèmes et débats
   histoire Histoire



Après 4 années et 4 mois de conflits d'une violence rare, l'armistice est signé secrétement à Rethondes, en Picardie, le 11 novembre 1918. C'est ainsi la fin de la première guerre mondiale, la soi-di...