Une nouvelle fois, le peuple tunisien devra supporter le Président Zine El Abidine Ben Ali, un homme en place depuis 22 ans et qui, avec son épouse Leila, concentre tous les pouvoirs. Avec 89,62 % des suffrages, soit un peu moins que lors des précédentes élections, le Président Ben Ali n’a pas mégotté sur la propagande durant sa campagne qui aurait coûté plus de 20 millions d’euros selon lexpress.fr.
D’après l’opposant Khemaïs Chammari, qui est un ardent militant défenseur des Droits de l’Homme en
Tunisie, le plus grave dans cette histoire est que Ben Ali se serait rapproché des milieux musulmans conservateurs depuis 18 mois. Pourtant, la Tunisie se présentait ces dernières années comme un « rempart contre la déferlante islamiste » ce qu’avait relevé
Nicolas Sarkozy lors du sommet sur la
Méditerranée en prétendant que la Tunisie avait progressé dans le domaine de la démocratie et des libertés. Or, cette orientation se serait vite transformée à cause notamment du gendre de Ben Ali, Sakher el-Materi, jeune homme d’affaires propriétaire d’un grand groupe de presse et qui vient d’être élu député. Ce dernier a même lancé une radio islamique, une banque islamique et bientôt une télé islamique.
On apprend aussi dans cette interview sur lexpress.fr, que plusieurs membres du parti islamiste Ennahda, qui était interdit, ont aussi soutenu le Président Ben Ali et que l’Islam était « une religion d’Etat » en Tunisie… Une dérive qui commence à inquiéter les pays occidentaux à commencer par les
Etats-Unis…

Il n'y a pas encore de commentaires pour cette dépêche.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.