Hier, à
Orléans, une femme accusée d’avoir transmis le
virus du sida à son époux, a été condamnée à cinq ans de prison avec sursis. L’avocate générale, elle, demandait six à huit ans de prison ferme pour « administration de substance nuisible par conjoint ou concubin, suivie de mutilation ou d’infirmité permanente ».
Les jurés ont préféré s’abstenir de la prison ferme car l’accusée souffre de pneumonies chroniques.
L’histoire commence en 1997 quand le couple se rencontre. Christelle tombe enceinte et s’ensuit un
mariage. Très vite, le couple ne s’entend plus et après avoir divorcé, Vincent porte plainte contre son ex-épouse. Ce militaire avait en effet appris sa séropositivité en revenant d’une mission au
Cameroun et après une hospitalisation pour une crise de paludisme. Il a aussitôt demandé à sa femme de faire un test, test qui s’est révélé positif. Il déposera donc plainte en 2002.
L’avocat de la jeune femme a affirmé que cette dernière avait toujours parlé de sa séropositivité à son époux et qu’il pouvait y avoir d’autres sources de contamination. Il ne se serait pas protégé « par amour ». L’époux de son côté, a affirmé son amour et sa fidélité envers sa femme durant la durée de leurs relations et qu’il n’était pas au courant de cette séropositivité.
L’enquête a révélé que Christelle connaissait sa séropositivité depuis 1991.
Leur fils, âgé de 11 ans, est heureusement séronégatif. Cette femme de 39 ans est sous trithérapie et ne pèse plus que 35 kg. Elle a simplement déclaré : « Je suis soulagée, je me trouvais anéantie à l’idée d’être séparée de mon fils. J’espère que Dieu lui pardonnera. »
Présents dans la salle, des militants d’Act Up ont jugé cette condamnation inquiétante.

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