Négligence ? Erreur stupide ? Greffier débordé ? Toujours est-il que dans la rédaction d’un jugement : « la cour infirme » au lieu de « la cour confirme », a permis la libération d’un dangereux violeur récidiviste. Le Parquet général de la Cour d’Appel de Paris a qualifié l’écrit « d’erreur idiote ».
Résultat, l’avocat de l’accusé s’est bien sûr engouffré dans la brèche en demandant la relaxe de son client. Au Parquet général, on signifie que « Le président (de la cour d’appel) a signé cet arrêt que l’on est donc obligé d’exécuter ». Il n’existe donc aucun recours. Seule, une ordonnance de contrôle judiciaire très stricte a pu être prise.
Jorge Montes, 48 ans, séduisait ses futures victimes lors de soirées dansantes. Français originaire de l’Uruguay, il est adepte du tango et il est soupçonné d’avoir séquestré et violé une jeune femme en 2006 puis d’avoir violé quelques semaines plus tard une autre femme en la menaçant d’un couteau. Jorge Montes a aussi été condamné pour violences et agressions sexuelles sur la personne de sa compagne.
Il va être obligé de rendre son passeport, de pointer au commissariat et ne peut s’approcher de ses victimes. Pourtant, cet homme SDF avait déjà été placé en détention provisoire en juin pour ne pas s’être plié au contrôle judiciaire.
Le Parquet de Créteil a demandé son renvoi devant les assises pour viols, enlèvement et séquestration. Les parties civiles devraient attaquer l’Etat pour dysfonctionnement du service judiciaire.

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