« Sur proposition de la ministre de la culture,
Christine Albanel, le président de la République a décidé de nommer Frédéric Mitterrand directeur de l’Académie de
France à
Rome »…
C’est en ces termes que l’
Elysée a annoncé le choix de
Nicolas Sarkozy, qui met fin à un imbroglio de deux mois et demi qui a animé les discussions du petit monde de la culture française.
Dès la mi-mars, une polémique avait éclaté concernant l’éventualité de la nomination à la Villa Médicis d’un proche de Nicolas Sarkozy, Georges-Marc Benamou, conduisant l’Elysée à créer une commission spéciale chargée de proposer des noms pour ce poste prestigieux. Fin mai, trois candidats sortent du lot : Sylvain Bellenger, Frédéric Mitterrand et Olivier Poivre d’Arvor.
Après avoir les avoir reçus le week-end dernier, la ministre de la culture a fait parvenir une note à Nicolas Sarkozy, qui a tranché en faveur de Frédéric Mitterrand.
Ecrivain, présentateur de télévision et réalisateur, Frédéric Mitterrand, 60 ans, a commenté sa nomination en déclarant qu’il avait été « jugé sur son travail ». « J’ai le sentiment que la commission, qui pouvait être prévenue contre moi, a pris acte du travail que j’ai accompli » a-t-il déclaré à l’AFP.
La Villa Médicis, un splendide palais bâti en 1544 sur le Pincio à Rome, héberge l’Académie de France depuis 1803. Elle a pour objet principal d’accueillir et d’encourager les lauréats du Prix de Rome, qui y font un séjour de trois à cinq ans. Les disciplines concernées vont de la peinture, la sculpture et l’architecture à la photographie, le cinéma, la littérature et la vidéo.

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