Quelque 6 000 manifestants (selon les organisateurs) ou 2 500 (selon la police) ont manifesté aujourd’hui à
Paris pour réclamer « la justice et contre l’oubli ». Ils demandent à ce que se déroule « le grand
procès pénal de l’amiante », les effets de cette substance toxique provoquant encore la mort de 3 000 personnes par an.
Cette manifestation se tient depuis quatre ans sous l’égide de l’association nationale des victimes de l’amiante (Andeva). Les manifestants ont défilé en silence jusqu’aux abords du ministère de la Justice. En passant devant l’hôtel particulier de Bernard Tapie, ils ont affiché une banderole « ministère de l’injustice » pour dénoncer l’écart des indemnisations pour « souffrance morale selon que l’on est riche ou pauvre ». Il faut dire qu’une victime reconnue de l’amiante est indemnisée en général à hauteur de 30 000 à 40 000 euros selon Michel Périgot, le vice-président de l’Andeva, et que cela n’a rien à voir avec les 42 millions alloués à l’homme d’affaires.
Il faut également préciser que l’amiante n’a été interdite en France qu’en 1997 alors que huit pays avaient déjà pris une mesure d’interdiction. Les victimes de l’amiante demandent que les responsables de cette catastrophe dont les conséquences sont subies tous les jours par des malades et leur famille soient traduits en justice.
Rachida Dati a promis de consacrer plus de personnels pour instruire ce dossier qui traîne en longueur depuis des années…

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