Le travail des médecins urgentistes a sans doute, depuis trop longtemps, été sous-évalué. L’AMUF, association des médecins urgentistes de France, a appelé à une grève reconductible à partir de ce jour sans que les patients puissent cependant en subir les conséquences.
Le Ministère de la Santé table sur une participation limitée au mouvement, l’AMUF étant assez isolée chez les syndicats des médecins hospitaliers et les grévistes pouvant être assignés. Le Président de l’association, le médiatique Patrick Pelloux a encouragé ses sympathisants à refuser et à attaquer toute assignation qui serait « non conforme ou abusive ».
Dans un premier temps, l’AMUF avait mis en garde contre des « décès éventuels » dus à l’absence de médecins urgentistes. Ces termes avaient engendré des indignations notamment chez le Conseil de l’
Ordre des médecins mais aussi chez le syndicat des médecins généralistes.
La colère des médecins urgentistes ne date pas d’hier : réforme de la retraite complémentaire qui divise les syndicats de médecins, revalorisation du temps de travail au-delà de la 39me heure travaillée (alors que certains font plus de 60 heures par semaine), moratoire sur les fermetures de services d’urgence ou de Samu, etc.
D’après Roselyne Bachelot, un effort a été fait aux urgences avec 7 200 lits et 5 200 postes supplémentaires et 500 millions d’euros affectés de plus aux urgences.
Cela dit… Il est vrai cependant que les heures travaillées en supplément ne se comptent plus chez les urgentistes et qu’il faudra bien, un jour ou l’autre, se pencher sur ce problème !

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