Depuis ces derniers mois le prix des matières premières alimentaires (blé, riz, maïs) : la raison de cette montée de prix puise ses racines dans l’explosion de la demande dans les pays émergents. Ce qui correspond à 30 à 40% d’augmentation, en moyenne, depuis un an.
Bien évidemment, cette explosion qui a un effet pervers : la multiplication d’émeutes de la faim.
Comment cela est-il arrivé ? L’origine des mécontentements fait suite à une explosion de la demande où, les pays en voie de développement ont besoin de matières premières pour alimenter leur production mais également, nourrir leurs travailleurs.
Bien entendu, ces travailleurs (mieux rémunérés), aspirent également à consommer davantage. Sauf que l’offre ne suit pas la demande. De ce fait, les prix des matières premières ont à leur tour atteint des sommets et dans la foulée, l’inflation a aussi commencé à battre des records : ce qui a provoqué des tensions particulièrement un peu partout.
Par exemple, des manifestations ont éclaté à
Haïti et dans d’autres pays du continent africain faisant état de morts au
Cameroun en février dernier, mais aussi, d’autres incidents en
Mauritanie, en
Côte d’Ivoire, au
Sénégal et, la semaine dernière au
Burkina Faso, l’on a même observé 2 jours de grève générale.
Mais que faire face à la montée des prix des denrées alimentaires de base ? Si la solution paraît impossible, le problème c’est que cette situation provoque des troubles sociaux un peu partout dans le monde en développement (plus particulièrement en Afrique) et, d’une difficulté économique, l’on passe aujourd’hui à un problème politique.
Selon
La Banque mondiale, 33 Etats sont actuellement soumis à des troubles politiques et à des désordres sociaux.
Quant aux ministres africains de l’Economie et des Finances, au début du mois, ils ont eux-mêmes tiré la sonnette d’alarme, en souligant que la situation présentait « une menace significative pour la croissance, la paix et la sécurité de l’Afrique ».
Pour ce qui est de l’organisation des
Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (
FAO) elle parle de 37 les pays en situation d’urgence, et organisera, en juin prochain à
Rome, une conférence des pays donateurs dans le but de recueillir entre 1,2 et 1,7 milliard de dollars.
En ce qui concerne la
France,
Bernard Kouchner a déjà annoncé que
Paris augmentera ses contributions au Programme alimentaire mondial (PAM) et aux ONG locales.