Selon son avocat, l’individu accusé de harcèlement envers Uma Thurman en 2005 « pensait seulement être romantique ».
De fait, le procès de Jack Jordan, un homme de 37 ans aux antécédents psychiatriques, a débuté à la Cour Suprême de Manhattan jeudi.
Uma Thurman a témoigné et lu des extraits du message que le déséquilibré lui avait laissé : il suggérait notamment « Mes mains devraient toujours être sur ton corps »… on comprend l’émotion de l’interprète de « Kill Bill » et de « Pulp Fiction », surtout quand on sait que Jack Jordan ne s’est pas cantonné à envoyer des déclarations d’amour à l’actrice …
L’homme avait en effet réussi à se procurer l’adresse électronique de ses parents et leur avait envoyé des courriels dans lesquels il menaçait d’attenter à ses jours s’il ne parvenait pas à rencontrer la comédienne dans un délai d’un jour ou deux.
Il s’était ensuite rendu sur le plateau du tournage où travaillait Uma Thurman et avait tenté de pénétrer dans sa loge, avant de glisser un mot sous sa porte ; il s’était ensuite présenté à son domicile et avait sonné à la porte à plusieurs reprises, puis s’était assis sur les marches.
Il s’avère que l’homme, atteint de schizophrénie et de troubles bipolaires, était persuadé que la comédienne et lui-même avait déjà été réunis dans une vie antérieure et qu’ils étaient prédestinés à vivre ensemble.
« Le fait qu’il ait eu le numéro de téléphone du domicile de mes parents, qu’il soit venu sur le plateau de tournage et qu’il soit revenu ensuite rendait l’affaire bien plus grave qu’un seul épisode isolé » a déclaré Uma Thurman à la Cour.
L’avocat de Jack Jordan a estimé pour sa part que la place de son client n’est pas en prison mais dans un établissement de soins, car il est « certes un obsédé, mais pas un criminel ».
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