Alors que la loi pénitentiaire est examinée au Sénat, on apprend que cinq surveillants de la prison de Villepinte en Seine-Saint-Denis ont contracté
la tuberculose, le bacille de Koch ayant été transmis par un détenu. Pour l’Observatoire international des prisons et le syndicat FO pénitentiaire, le problème de santé des détenus est un phénomène récurrent et non un cas isolé.
Alors que le détenu était dans un centre de semi-liberté, sa tuberculose a été remarquée lors du « circuit arrivant » selon un représentant de l’Union fédérale autonome pénitentiaire. Il a été transféré à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes. Le problème vient du fait que normalement tout détenu entrant doit faire l’objet d’un dépistage obligatoire de la tuberculose. Or, dans les faits, cet examen est réalisé dans la semaine ou dans les dix jours, voire plus selon les établissements comme c’est le cas à Villepinte, soit 120 jours. Selon Christophe Marques de FO Pénitentiaire, la circulaire de 2007 « n’est pas appliquée sur le terrain faute de moyens budgétaires ». Les détenus faisant de courtes peines ne seraient donc pas examinés.
Les gardiens touchés qui présentent une « infection tuberculeuse latente » bénéficient d’un traitement préventif. Aucun autre détenu ne semble être touché.
Se pose une nouvelle fois la question des moyens et des cellules individuelles d’autant plus que la tuberculose n’est pas le seul problème de santé car l’on trouve aussi en prison des cas de gale et de parasites.

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