Alors que la trêve entre
Israël et le
Hamas, négociée par l’intermédiaire de l’
Egypte est entrée en vigueur dans la bande de Gaza ce matin à 6H00 (3H00 GMT), la communauté internationale reste tout de même extrêmement prudente sur le respect de l’accord.
Outre l’arrêt total des tirs palestiniens vers Israël et les attaques israéliennes, ce dernier prévoit une diminution progressive du blocus engagé dans ce territoire dans lequel vivent 1,5 millions de Palestiniens, souvent dans des conditions particulièrement difficiles. Les terminaux routiers entre Israël et la
bande de Gaza, fermés depuis un an suite à la prise de pouvoir du Hamas, devraient être rouverts à partir d’aujourd’hui.
Israël a toutefois réaffirmé qu’il observerait cette trêve de 6 mois mais quelle serait « fragile et brève ». « Le Hamas n’a pas changé de peau, a affirmé Ehud Olmert, le Premier Ministre israélien. Si le terrorisme continue, Israël devra travailler pour éliminer la menace ».
Reste également en suspend la question de la réouverture du terminal de Rafah, soumise à la décision d’Israël, qui impose comme condition la libération d’un soldat, Gilad Shalit, détenu après avoir été enlevé par un commando palestinien en 2006. « Si Gilad Shalit n’est pas libéré, le passage de Rafah ne sera pas rouvert », affirmait le conseiller du ministère de la Défense Amos Gilas sur un site internet.
Depuis la prise du pouvoir à Gaza par le Hamas au détriment du Fatah du président
Mahmoud Abbas, des centaines de palestiniens ont été tués dans des attaques israéliennes menées en représailles à des tirs de roquette en direction de leur territoire.

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