C’est le cinquième attentat en cinq jours, et il semble que l’
Algérie s’enfonce dans la violence, ce qui n’est pas sans rappeler les heures sombres dus aux attentats du GIA dans les années quatre-vingt dix.
La double attaque de dimanche a causé la mort de treize personnes, dont un Français, ingénieur dans une entreprise de travaux publics, son chauffeur algérien et huit personnes des forces de sécurité et trois agents de la protection civile qui tentaient de venir à leur secours.
La voiture dans laquelle se trouvait cet ingénieur travaillant pour la société Razel a sauté sur une première bombe déclenchée à distance, au moment où elle quittait un chantier de rénovation d’une voie ferrée à une cinquantaine de kilomètres d’
Alger. Les militaires ont étés tués quelques minutes plus tard par une seconde bombe actionnée de la même manière.
Nicolas Sarkozy a adressé au président algérien Abdelaziz Bouteflika un message dans lequel il « condamne sans appel les violences barbares et aveugles dont le peuple algérien continue de souffrir. »
Il a également assuré l’Algérie des « la pleine solidarité de la
France et de son soutien indéfectible dans sa lutte déterminée contre le terrorisme. »
Bien que cet attentat n’ait pas été revendiqué, il porte la marque d’Al Qaïda ; l’organisation reste en effet très active dans cette région aux confins de la Kabylie.

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