Après les résultats du premier tour des élections municipales en
France, et ce à peine 10 mois après l’élection de
Nicolas Sarkozy au pouvoir, la percée (inattendue par la majorité) de la gauche fait réfléchir la droite (a majorité au pouvoir).
En effet, depuis la parution des résultats définitifs des élections municipales dimanche dernier, les appels de pieds se multiplient en faveur du Modem et ce, malgré son score relativement faible ) l’échelle nationale (moins de 4%).
Toutefois,
François Bayrou s’impose comme le « trouble fête » de ces événements politiques où, les français ont été une nouvelle fois, appelés à s’exprimer par le biais du vote.
L’UMP (relativement affaibli par la vague rouge) s’intéresse (avant le second tour, dimanche prochain) à une éventuelle alliance (ou ralliement) avec le Modem qui lui penche plutôt à gauche !
Hier matin, Patrick Devedjian (Secrétaire Général de l’UMP) et
Jean-Pierre Raffarin (vice-président de l’UMP), se disent prêts à engager une « négociation globale » avec le parti de François Bayrou au deuxième tour des élections municipales.
En contrepartie, ils s’engagent à lui apporter leur soutien à Pau où, il est confronté à une triangulaire à risques !
Face à cette proposition opportuniste, le leader du MoDem a déclaré : « je n’ai pas l’intention de renoncer à ce que je crois pour participer à des manœuvres électorales ».
Dans le reste de la France, le MoDem laisse paraître une tendance donnant l’avantage à la gauche et, à
Paris, Marielle de Sarnez (la chef de file), a annoncé la maintien des listes au-dessus de 10%, tout en sachant que,
Bertrand Delanoë lui, qui a déjà passé un accord avec les Verts, ne rejette pas la possibilité de travailler avec le MoDem « après le second tour ».
Quant à la ville de
Marseille, Jean-Luc Bennahmias (chef de file du MoDem et ex-Les Verts) a annoncé la fusion de listes avec celles de Jean-Noël Guérini (Parti Socialiste), après l’appel de
Ségolène Royal dimanche dernier à « faire partout des alliances avec le MoDem », malgré la modération de
François Hollande lorsqu’il déclare qu' « on ne peut pas construire une alliance avec quelqu’un qui, d’abord, n’en veut pas, et qui a comme seul objectif de victoire, la ville de
Pau, qui est dirigée par la gauche depuis 1971 »...