Tous les dirigeants syndicaux vont se retrouver à
Paris lors de la même manifestation pour ce 1er mai. Cette troisième journée de mobilisation générale depuis le début de l’année devrait rassembler des millions de personnes en France qui profiteront du jour férié pour eux aussi, faire entendre leurs voix. Pas de commentaires cette fois de la part du
Medef qui avait critiqué les précédentes mobilisations « impropres en temps de crise ». Les syndicats
CGT,
CFDT, FO,
CFTC,
CFE-CGC, FSU, UNSA et SUD vont donc se serrer les coudes. 283 manifestations sont prévues en
France (deux fois plus que l’année dernière). Les Français soutiennent la manifestation pour 72 % (soit une progression par rapport à janvier et mars, 69 % et 62 %). Les syndicats se réuniront ensuite lundi pour décider de la suite à donner car là, les avis divergent car la radicalisation des conflits en entreprises avec parfois des séquestrations de patrons, exige des réponses syndicales à la hauteur de la colère et du sentiment d’injustice sociale. Quelques idées ont donc été émises ici ou là (une journée de mobilisation nationale, une journée de
grève générale, des actions tournantes par secteur, etc.).
Les politiques seront aussi dans la rue (Socialistes, communistes,
Lutte Ouvrière, Parti de Gauche et bien sûr NPA, le parti d’
Olivier Besancenot). Ce dernier sera aux côtés du LKP en
Guadeloupe. Pour l’après-manifestation, il prône lui, une « marche nationale sur Paris » par tous les salariés licenciés et ce, dans le courant du mois de mai… Une façon de vouloir prendre de cours les syndicats pour une « convergence des luttes » et de vouloir prendre la tête de toutes les revendications…

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