La tomate est le fruit le plus consommé dans le monde. C’est pourquoi elle a fait l’objet d’une étude menée par des chercheurs du Royaume-Uni, d’Italie, d’
Allemagne et des
Pays-Bas, sous la houlette de l’
Union Européenne dans le cadre des projets ProFood et Flora.
De quoi s’agit-il ? Des études avaient démontré que les anthocyanines (des antioxydants de la classe des flavonoïdes) étaient très présents dans les fruits et légumes violacés comme les myrtilles, mûres, cerises ou encore aubergines. Or, ces anthocyanines possèdent bien des vertus lorsqu’ils sont concentrés puisqu’ils protègent contre les maladies cardiovasculaires, les pathologies dégénératives liées à l’âge et le
cancer car ils ont des propriétés anti-tumorales et anti-inflammatoires.
C’est face à ce constat que des chercheurs ont inséré dans le génome de la tomate des gènes de la fleur « gueule-de-loup » que l’on trouve dans le bassin méditerranéen et qui est riche en anthocyanines.
Résultat : de rouge, les tomates génétiquement modifiées ont viré au violet tandis que leur taux d’anthocyanines a triplé. Des tests ont été effectués avec des souris de laboratoire qui étaient susceptibles de développer un cancer, et elles ont vécu plus longtemps en ingérant de la tomate violette que celles qui ont été nourries avec de simples tomates rouges.
Les effets sur l’Homme n’ont pas encore été démontrés car certains scientifiques pensent que la trop grande consommation de flavonoïdes pourrait à l’inverse présenter certains risques.
Affaire à suivre.

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