Désormais, durant les vols en
Europe, les passagers pourront utiliser leurs téléphones mobiles dans l’avion sans s’inquiéter !
En effet, en accord avec les compagnies aériennes européennes, l’Union Européenne vient d’effacer les frontières du mobile et selon Martin Selmayr, le porte-parole de la Commission pour les questions de télécoms, les « premiers vols mobiles » pourront débuter dans les "prochaines semaines".
Il s’agira pour les avions destinés à permettre les communications en plein vol, d’embarquer un système créant un réseau de téléphonie local et à partir de ce dernier, les passagers pourront effectuer leurs appels grâce à une connexion par satellite.
Afin d’éviter les interférences, ce système embarqué créant un réseau de téléphonie local, empêchera aussi les communications passées depuis le réseau du pays survolé par l’avion. Parallèlement, la puissance des communications sera réglée.
S’il s’agit là, d’une réelle révolution dans le ciel, il existe tout de même quelques restrictions : le passager du vol de la compagnie aérienne européenne ne pourra utiliser son mobile à moins de 3.000 mètres d’altitude et, en cas de turbulence, le service sera tout simplement coupé et, ce ne sont que les mobiles utilisant le réseau GSM sont concernés.
L’UMTS (3G) et son utilisation d’Internet mobile en raison de sa consommation non négligeable en débit, ne participent pas encore à ce dispositif.
Pour ce qui est de la législation,
Bruxelles sera obligée de trouver une solution au problème que posent l’utilisation d’un réseau de téléphonie mobile et le survol des pays. La Commission pourrait quant à elle, autoriser les compagnies aériennes à demander une licence dans le pays où elles sont immatriculées.
Notons que, l’arrivée de ce dispositif donne le départ à l’exploitation commerciale des lignes de téléphonie mobile aérienne.
Depuis fin 2007, les compagnies aériennes
Air France et OnAir (un opérateur de téléphonie aérien) menaient ensembles des tests en vue de rendre possible l’utilisation du téléphone mobile en plein vol.
Malgré son avis favorable, Bruxelles restera vigilante sur une chose : la tarification.
La commissaire chargée des la société de l’information et des média (Viviane Reding), a mis en garde les opérateurs en affirmant que : « Si les consommateurs reçoivent des factures choquantes, le service ne décollera pas ».
Il est vrai que les opérateurs risquent d'avoir la main particulièrement lourde. Roaming et communication par satellite vont, certainement avoir des effets négatifs sur les futures factures de mobile.
Quant à la tranquillité des passagers, il reste encore quelques réflexions et solutions à apporter ....