Depuis quelques heures, le régime du président de la République du Tchad Idriss Deby est sous pression… Après avoir pris la direction de son Palais présidentiel la veille, les rebelles tchadiens se sont retirés de la capitale N’djaména, laissant ainsi l’occasion aux civils de quitter la ville, avant de revenir et, repasser à l’offensive.
Rappelons que dans la même journée d’hier, le marché et la radio nationale ont été détruits alors que, les hélicoptères de l’armée tchadienne essayaient de reprendre la main depuis l’aéroport où, 1450 militaires français du dispositif Epervier sont basés.
En effet, face a cette offensive le Président Idriss Deby Itno refusant la proposition de
Paris de le faire sortir du Tchad, s’est réfugié dasn son palais présidentiel, toujours déterminé à rester sur place.
Or hier encore, la
France a souligné à nouveau, son refus de « participer aux combats » en mettant en avant que, « les accords de coopération militaire technique entre les 2 pays, ne prévoient en aucun cas, que l’on puisse prendre parti dans un conflits entre tchadiens ».
A noter qu’en 2006, la France avait apporté un soutien non négligeable à Idriss Deby lors d’une offensive rebelle, mais, cette fois, il semblerait que cette nouvelle insurrection ait un peu embarrassé Paris qui, a tenté (tout au long de ce week-end) de ne pas trop exprimer sa prise de position.
Dans cette affaire, la France espère plutôt que
Mouammar Kadhafi trouve un « arrangement » entre les parties afin de ne pas être obligée de déployer l’Eufor (un projet européen initié par la France) et aussi, ne pas entrer dans un conflit direct avec Khartoum, tout en conservant ses rapports privilégiés avec le Tchad…
A ce jour, selon des témoins qui ont vu des cadavres au sol, de nombreuses victimes ont fait l’objet de violents affronts au sein de la capitale N’djaména.

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