Les deux syndicats de la Magistrature, l'Union syndicale des magistrats USM, et le Syndicat de la magistrature SM, expriment leur profond mécontentement, après avoir étaient reçus par le
Garde des Sceaux et Ministre de la Justice, Rachida Dati. En effet, leur insatisfaction est totale, en ce qui concerne la conception du parquet et les assurances sur le budget de la justice. La seule nouvelle qu’il ont accueillie positivement, c’est que Rachida Dati a confirmé qu'il n'y aurait pas de poursuite disciplinaire contre les magistrats visés, par une enquête interne à la suite du
suicide d'un mineur, à la prison de Metz-Queuleu.
Du côté du Ministère de la Justice, le porte parole de Rachida Dati, Guillaume Didier, a évoqué pour sa part, que la discussion avait été constructive, que sa Ministre de tutelle, Rachida Dati avait réaffirmé son attachement à l'indépendance des juges et qu’elle avait rappelé que les magistrats du parquet étaient sous son autorité et recevaient de sa part des instructions de politique pénale.
L’indépendance de la Justice, les magistrats n’y croient plus beaucoup. En effet, la semaine dernière, ces mêmes syndicats de magistrats, ont saisi ensemble, l'instance suprême, le Conseil supérieur de la magistrature, pour l'alerter des nombreuses atteintes au statut du parquet. Jeudi, ils se sont rendus en délégation solennelle pour demander au procureur général de la
Cour de cassation et à son premier président de saisir à son tour le président de la République lui-même.
Le ciel n’est pas au bleu pour Rachida Dati, entre les magistrats et les surveillants et gardiens de prison.

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