C’est Leslee Dart, son agent, qui a annoncé le décès du réalisateur et acteur américain Sydney Pollack lundi à l’âge de 73 ans. « Sidney Pollack est mort à son domicile de Pacific Palissades à
Los Angeles, entouré de sa famille. Un cancer lui avait été diagnostiqué il y a neuf mois » a-t-elle déclaré.
Né le 1er juillet 1934, Sydney Pollack était issu d’une famille de juifs russes. Après une enfance passée à Lafayette (Indiana), il était « monté » à
New York à l’âge de 17 ans, avec l’ambition de devenir comédien. Après quelques rôles dans des séries télévisées, il était passé derrière la caméra tout d'abord pour la télévision, avant de passer au grand écran en 1965 avec « Trente minutes de sursis ».
Il avait été nominé pour la première fois aux
Oscars en 1969 pour son film « On achève bien les chevaux ».
En plus de quarante ans de carrière en tant que réalisateur, Sydney Pollack s’est essayé à tous les genres : de la comédie romantique (« Out of Africa » avec son acteur fétiche
Robert Redford, qui lui vaudra sept Oscars en 1986 dont ceux de meilleur film et meilleur réalisateur) à la comédie (« Tootsie » avec
Dustin Hoffman, Oscar de la meilleure actrice pour Jessica Lange) en passant par le film politique (« Les trois jours du Condor » en 1975) et le thriller (« La Firme » avec
Tom Cruise). On lui doit aussi des films cultes comme « Jeremiah Johnson », « Le Cavalier électrique » et « The Yakuza ».
Comme acteur, Sydney Pollack s’était illustré par des seconds rôles (l’agent de Dustin Hoffman dans « Tootsie », c’était lui), notamment dans les films de ses amis
Woody Allen (« Maris et femmes » en 1992) et
Stanley Kubrick (dans le rôle du médecin de « Eyes Wide Shut »).
Il était revenu à la télévision ces dernières années, notamment dans la série «
Les Soprano » sur HBO : il avait coutume de déclarer que ses incursions dans le domaine de la comédie n’étaient qu’ « un prétexte pour espionner les autres réalisateurs ».
Le réalisateur avait dû abandonner le tournage d’un téléfilm en août 2007 à cause de sa maladie.