Une suspicion de fraude vient entacher les
élections municipales de
Perpignan, qui ont vu la réélection du maire UMP Jean-Paul Alduy avec à peine 574 voix d’avance sur sa rivale socialiste Jacqueline Amiel-Donat.
Il semblerait en effet que le bureau de vote n°4 ait été dimanche le lieu d’une fraude à l’occasion de ce second tour très serré entre les deux candidats.
Des témoins ont affirmé avoir vu le président du bureau tenter de glisser dans l’urne des bulletins préalablement cachés dans ses poches et ses chaussettes, en faveur du maire sortant…
Il va sans dire que cette anecdote a fait le tour de la ville et suscité de nombreuses réactions sarcastiques : des opposants ont notamment manifesté leur réprobation devant la mairie, en brandissant… des chaussettes, bien sûr !
La candidate socialiste semble quant à elle ne rire que modérément, puisqu’elle a appelé la population a manifester chaque jour à 18 heures sous les fenêtres de l’hôtel de ville de Perpignan ; le président socialiste du Conseil Général Christian Bourquin a quant à lui appelé à l’organisation de nouvelles élections et invité le maire à « tirer les conclusions de ces fortes magouilles » en ayant « le courage de se retirer ». Ce dernier a affirmé être « une victime de cet incident » qui « porte préjudice à son élection ».
En attendant le jugement de l’affaire qui ne devait pas avoir lieu avant septembre, bien des chaussettes risquent d’être encore extirpées de leurs tiroirs…

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