C’est aujourd’hui qu’on saura si le moustique chikungunya a contaminé pour la première fois une personne en Ile-de-France, à l’issue des examens effectués sur une femme de Gennevilliers (Hauts-de-Seine).
Si « pour l’instant, ce n’est qu’une suspicion concernant une dame qui a, depuis quelque temps, des symptômes semblables à une grosse
grippe », comme on le déclarait hier au ministère de la Santé ;
Roselyne Bachelot n’en a pas moins donné l’alerte samedi à l’occasion d’un voyage à
Nice, estimant qu’une épidémie de chikungunya en France constituait une réelle menace.
La ministre a toutefois nuancé ses propos, affirmant que le moustique n’est pas présent dans la capitale et les départements franciliens. « Nous sommes formels », a-t-elle assuré. Selon le Docteur Flahaut, un spécialiste de cette maladie, le moustique tigre n’a été repéré jusqu’à présent que dans quatre départements de France métropolitaine : les Alpes-Maritimes, la Corse-du-Sud, la Haute-Corse et le Var. En revanche, 40 % de la population de l’île de
La Réunion ont été touchés depuis l’hiver 2006.
Jusqu’à présent, tous les cas détectés en France métropolitaine concernaient des Français qui avaient contracté le « chick » à l’étranger : or la dame d’une trentaine d’années examinée actuellement n’a pas quitté le territoire depuis plusieurs mois.
Hypothèse avancée par certains spécialistes : un moustique qui aurait été ramené en Ile-de-France en avion, en dépit de la désinfection systématique des appareils.
A moins que la femme de Gennevilliers n’ait qu’une simple fièvre…

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