Suite à la rencontre samedi entre
Nicolas Sarkozy, Manuel Barroso, Président de la
Commission européenne et
George W. Bush à Camp David, les Européens et les Américains ont décidé d’organiser une série de sommets pour apporter des réponses à la crise.
Si les Européens demandent une refonte totale du système financier, les Américains sont plus frileux et plus protectionnistes en tenant au maintien des principes de base du capitalisme tel qu’il fonctionne actuellement.
Etant donné l’ampleur des discussions, le premier sommet aura pour fonction de « discuter de la crise financière actuelle et de formuler des principes qui guideraient les sommets suivants » selon la
Maison Blanche.
Ce premier sommet devrait avoir lieu à
Washington après l’élection présidentielle du 4 novembre avec George Bush (ce dernier étant en fonction jusqu’au 20 janvier 2009). Nicolas Sarkozy souhaiterait élargir ce sommet du G8 (
Etats-Unis,
Grande-Bretagne,
Canada,
France,
Allemagne,
Japon,
Italie,
Russie) avec la participation des pays émergeants (
Chine,
Inde, Brésil,
Mexique,
Afrique du Sud) et d’un pays arabe.
Les pays européens, par la voix du Président Sarkozy, désirent « créer le capitalisme du XXIe siècle » et « réformer les principes de base, les régulations et les institutions du système financier international » en donnant plus de pouvoirs au FMI (Fonds monétaire international) et en supervisant les banques internationales.
De son côté, la Grande-Bretagne a proposé que les trente principales banques mondiales soient supervisées par des experts et les Européens demandent une plus grande régulation sur les agences de notation financière, accusées d’avoir donné de bons avis sur les « subprimes ».
Autre question envisagée par les Européens : le plafonnement des rémunérations des dirigeants bancaires et la remise en question des paradis fiscaux.
Le Président américain a cependant plaidé pour la prudence et la préservation « des foncements du capitalisme démocratique (…) afin de ne pas causer des dommages permanents au système financier international », une façon de dire que les mesures prises ne doivent pas gêner les flux de commerce et d’investissements… Donc, au final, de ne rien faire du tout !

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