Face au tollé général, Christine Lagarde a poussé une grosse colère. Les dirigeants de la
Société Générale ont de fait annoncé officiellement qu’ils renonçaient à leurs stock-options, soit à leurs options d’achat d’actions à cours préférentiel. Ceci a été annoncé dans une lettre adressée à tous les salariés.
Dès vendredi, toute la classe politique s’insurgeait contre l’octroi de stock-options à Daniel Bouton, Frédéric Oudéa, Didier Alix et Séverin Cabannes.
Nicolas Sarkozy était aussi intervenu : « On ne peut pas solliciter l’argent public et faire un plan généreux de distribution d’actions ou de bonus. Quand on est mandataire social, ce serait un scandale ».
Hier, Christine Lagarde, ministre de l’Economie a déclaré : « J’avais demandé aux dirigeants de la Société Générale de prendre des décisions appropriées, de renoncer à l’attribution de stock-options, c’est peu. Ce que je demande, c’est la renonciation à l’attribution. Il serait grand temps que Société Générale rime un peu avec intérêt général ».
L’idée d’une législation est de plus en plus répandue chez les députés de la majorité et le gouvernement réfléchirait à passer par la loi pour « tout remettre à plat concernant les stock-options » selon Xavier Bertrand.
Aux Etats-Unis, c’est déjà fait puisque les salaires des patrons des sociétés aidées vont être plafonnés à 500 000 dollars et que le Parlement Américain a décidé de taxer les bonus des patrons à 90 %.

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