Selon
le Monde, une policière, fascinée par la vie des stars, compulsait de manière tout à fait illégale le fichier STIC de la police (système de traitement des infractions constatées). Elle voulait juste vérifier si ses stars préférées n’étaient pas répertoriées sur le fichier policier et si oui, pour quels délits.
Bien sûr, il n’y avait aucune information monnayée. Cependant depuis quelque temps, la police intensifiait ses contrôles car son fichier STIC avait été mis en accusation notamment par la
CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés). Depuis juillet 2007, les services de police pouvaient donc repérer les mouvements sur deux logiciels internes, le Chéops et le Géopole. L’un concerne la gestion des fichiers et l’autre les ressources humaines. En faisant ce croisement, il était dès lors possible de repérer des « anomalies », comme l’utilisation des codes personnels pour avoir accès à des fichiers, ces codes étant repris sur des cartes individuelles à puce.
Or, ce système n’était pas très fiable (et il doit être revu) puisque des cartes pouvaient être échangées par exemple. L’IGPN, Inspection Générale de la Police Nationale, insiste pourtant et rappelle aux chefs de service que consulter des données sans cadre d’enquête, imprimer des données ou les faire lire sont des infractions. Selon Dominique Boyajean, directeur de l’IGPN : « Au quotidien, le professionnel a tendance à banaliser ses prérogatives », de nombreux policiers n’ayant pas le sentiment de commettre un délit. Les chefs de service sont donc plus sensibilisés à ces infractions et les contrôles sont désormais multipliés. Désormais, les traces de consultation du STIC sont conservées trois ans et les consultations sont vérifiées bien plus souvent. Actuellement, pour avoir accès aux informations du STIC et du fichier des personnes recherchées, il faut 44 niveaux d’habilitation.
La policière en question s’est fait repérer au bout de six mois. Sa curiosité sur ses stars chéries lui vaut une accusation d’abus de pouvoir.

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