C’est dans un contexte international difficile, sur fond d’émeutes de la faim dans les pays en voie de développement, que s’ouvre ce matin à Rome la Conférence Internationale de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), qui traitera essentiellement de la crise alimentaire.
Alors qu’il était prévu à l’origine d’y évoquer des enjeux à long terme, concernant notamment le réchauffement climatique et les bioénergies, l’actualité récente a poussé les organisateurs a modifier le programme des débats ; et il sera essentiellement question de trouver d’urgence un moyen d’enrayer la hausse des prix des produits de première nécessité.
Les délégations des 101 pays membres vont donc devoir s’entendre non seulement sur le diagnostic de la situation mondiale, mais également sur les mesures à prendre pour permettre une sécurité alimentaire significative. Chacun voit évidemment midi à sa porte, et de nombreux points risquent de créer des conflits d’intérêts entre pays riches et pauvres, à commencer par l’impact des agrocarburants, les limitations des exportations de riz ou de blé ou l’utilisation des OGM.
En ouverture du sommet, le secrétaire général de l’ONUBan Ki Moon devrait présenter un plan d’action établi par la FAO, le FIDA, le Programme Alimentaire Mondial, le FMI et la Banque mondiale. Il consiste surtout à faciliter l’accès des plus pauvres à la nourriture et à permettre une augmentation de la production agricole par l’intermédiaire de la distribution de semences et d’engrais.
Bien évidemment, les autres organismes et les différents pays avanceront d’autres propositions.
L’objectif est cependant le même : faire cesser la crise actuelle.
En Egypte, le prix des denrées de base à augmenté de 50 % ces derniers mois...
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