C’est hier que s’est ouvert à
Bruxelles le sommet des dirigeants européens, qui doit en principe aboutir sur un accord entre les 27 pays en vue de maintenir en vie le
Traité de Lisbonne, et ce quelques jours à peine après le « non » irlandais à sa ratification.
Dès hier soir des divergences sont venues entamer la confiance des participants dans l’obtention d’un accord rapide, dues notamment au président de la République tchèque, Vaclav Klaus, qui rechigne à s’engager trop clairement dans la poursuite du processus de ratification.
Le Premier ministre tchèque, Mirek Topolanek, a en outre déclaré que « Tout le monde sait que le traité ne pourra entrer en vigueur au 1er janvier 2009 et tout le monde sait que sans amendements, le traité existant de
Nice ne permettra pas d’élargissements supplémentaires » ; venant appuyer les déclarations de
Nicolas Sarkozy, arguant de la nécessité de réformer les institutions.
Une deuxième défection après celle de l’Irlande compromettrait encore davantage la poursuite de ce processus, déjà mis à mal après le camouflet infligé à l’Union Européenne par l’Irlande.
Les dirigeants européens devraient aujourd’hui, pour le deuxième et dernier jour de sommet, donner du temps au gouvernement irlandais pour lui permettre de trouver une solution de sortie de crise, en attendant le prochain sommet de l’
Union Européenne prévu mi-octobre : ils attendent de lui l’organisation d’un nouveau référendum avant les élections de juin 2009.
Avec l’espoir que les Irlandais auront abandonné leur « eurosepticisme » en l’espace de quelques mois…

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