La Somalie est un pays qui n’est plus dirigé depuis longtemps. Elle est en guerre civile depuis 1991. C’est l’anarchie et de nombreux pirates s’en prennent aux bateaux qui circulent dans le golfe d’Aden. De nombreuses bandes ont en effet pris possession des côtes sans obéir aux règles gouvernementales.
À Mogadiscio, capitale de la Somalie, rien ne va plus, c’est le désordre complet et désormais, des inconnus n’hésitent plus à s’en prendre à l’
ONU, et plus précisément à un entrepôt du Programme alimentaire mondial car il faut savoir que la Somalie est l’un des pays les plus pauvres du monde, ce qui explique pour une grande partie, les attaques des pirates somaliens contre des navires marchands en exigeant des rançons. En outre, une grave sécheresse s’est produite dans ce coin du monde, s’ajoutant, pour la population civile, aux nombreux drames provoqués par des attaques de brigands.
Depuis le mois de mai, on note aussi une recrudescence des violences de la part d’insurgés islamistes contre le gouvernement de transition qui est soutenu par la communauté internationale sans que la situation des habitants s’améliore pour autant. Ces mouvements insurrectionnels, ont, selon
Washington, des liens avec Al-Qaïda, en particulier les shebab qui ont la mainmise sur une partie du sud et du centre de la Somalie.
Ainsi, un responsable de l’ONU a déclaré de manière anonyme à l’
AFP : « Des miliciens ont tenté de pénétrer dans la concession du Programme alimentaire mondial à Wajid » (ville située à 300 km au nord-ouest de la capitale). Des gardes de sécurité sont intervenus et ont tué deux assaillants, un troisième est mort de ses blessures un peu plus tard. Un garde a aussi été blessé dans l’assaut. Il ne faut pas cependant y voir une relation de cause à effet avec les mouvements islamistes, car la population somalienne est au bord de la famine et s’attaquer à un programme alimentaire international n’est peut-être pas anodin mais bien révélateur d’une exaspération des Somaliens qui se sentent rejetés du monde entier.
Ce matin, des miliciens engagés par le gouvernement ont repris le contrôle de Bolohawo, petite ville située à la frontière du
Kenya à 400 km de la capitale après quelques affrontements avec les shebab qui contrôlaient la ville auparavant. Aucune victime n’a été recensée.

Il n'y a pas encore de commentaires pour cette dépêche.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.