Le gouvernement a annoncé une hausse minimale du
SMIC à 1,3 % à compter du 1er juillet. Le SMIC brut horaire va donc passer de 8,71 euros à 8,82 euros pour un salaire mensuel brut de 1 337,70 euros au lieu de 1 321,02 euros. Brice Hortefeux s’est basé sur un rapport d’une commission d’experts rassemblant des économistes qui réfléchissent tous les ans à la hausse du SMIC. Selon lui, ces économistes ont tous recommandé de ne pas donner de coup de pouce au salaire minimum. Pour justifier cette hausse minimale, Brice Hortefeux a déclaré : « Il vaut mieux une vraie revalorisation qu’un faux « coup de pouce » qui remettrait en cause l’emploi et contraindrait des petites entreprises à des licenciements »… Ce n’est évidemment pas l’avis des syndicats. Même la CFTC, beaucoup plus mesurée d’habitude, s’est exprimée par la voix de Gabrielle Simon : « Une hausse de 1,3 %, ça veut dire que les grands oubliés, ce sont les salariés les plus précaires, soit 3,5 millions de personnes (…) S’il y a de plus en plus de salariés au SMIC, c’est qu’il n’y a pas de négociations salariales dans les branches ».
Plus pragmatique et pour que l’on comprenne bien, Maryse Dumas de la CGT a expliqué : « Très concrètement, onze centimes d’augmentation de l’heure (brut), c’est une journée entière de travail pour se payer une baguette de pain. Cette décision compromet la justice sociale et la possibilité pour notre pays de combattre la récession ».

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