Autorisés jusqu’à 15 jours du scrutin, les sondages ont constamment désigné
Silvio Berlusconi (le multi-milliardaire italien âgé de 71 ans) comme étant le favori de ces élections législatives anticipées.
Mais au fil du temps, son avance sur Walter Veltroni (maire sortant de
Rome et chef du centre-gauche et âgé de 52 ans) s’est réduite pour n’être plus que de 6 points environ.
Hier, 61.000 bureaux de vote étaient ouverts (de 08H00 à 22H00à et aujourd’hui (07H00 à 15H00) pour élire 315 sénateurs et 630 députés.
Soulignons qu’environ 41% des 3 millions d’Italiens vivant à l’étranger ont déjà voté pour désigner les 6 sénateurs et les 12 députés dont les sièges leur sont réservés.
Dans le souci d’éviter les pressions des mafias sur les électeurs, la loi interdit aux votants de rentrer dans l’isoloir avec un appareil photo ou un téléphone portable : ce qui permettrait de photographier le bulletin de vote marqué d’une croix sur le sigle du parti choisi.
Aujourd’hui, vers 17H00 les premières projections des télévisions seront connues mais il se pourraient que les résultats officiels ne soient connus que demain, surtout si à l’image des sondages, la rivalité entre les deux principaux partis pour la majorité au Sénat s’avère aussi serrée.
En appelant les Italiens au « vote utile » (leur demander d’éviter de porter leur voix sur les petites formations de droite ou d’extrême-droite) et en créant une grande formation à droite (le « Peuple de la Liberté » ou PDL), Silvio Berlusconi cherche à prendre sa revanche de la courte défaite subie en 2006 face à Romano Prodi.
Quant à Walter Veltroni, il a aussi a constitué une seule formation (le Parti Démocrate ou PD), en regroupant les 2 principaux partis du centre-gauche.
Par ailleurs, il n’a pas souhaité s’allier aux verts et aux communistes qui se présentent ensemble dans une alliance appelée « l’arc-en-ciel » même si elle est créditée de 5,8 % des intentions de vote par les derniers sondages.
Quant à l’UDC, elle est une formation catholique et centriste autrefois alliée de Silvio Berlusconi et créditée de 5 à 7% des intentions de vote, a opté de faire campagne seule dans l’espoir de se retrouver en position d’arbitre dans le cas d’un « pareggio » c’est-à-dire, match nul entre le PDL et le PD.