Un prototype de cœur artificiel a été mis au point par le Professeur Alain Carpentier (Université Paris 6) en coopération avec la société EADS. 20 ans de recherche et des millions d’euros ont été nécessaires à la conception de ce cœur artificiel dans le cadre d’un groupement d’intérêt économique nommé Carmat.
Afin de concrétiser ce projet, d’autres fonds ont été levés pour le passage aux essais cliniques. 7,25 millions d’euros ont été récoltés et une subvention de 33 millions d’euros a été accordée par Oseo (établissement public d’aide à l’innovation).
Des batteries rechargeables internes et externes vont apporter une vraie autonomie en assurant l’apport d’énergie au fonctionnement de ce cœur artificiel. En outre, son adaptation aux besoins du patient. D’autre part, les matériaux employés sont biosynthétiques ce qui réduit le risque de caillots sanguins.
Actuellement, le prototype pèse 1,2 kg mais un nouveau modèle ne pèsera plus que 900 grammes ce qui fait quand même 3 fois plus qu’un cœur humain.
Un autre cœur artificiel a été mis au point par la société américaine Abiomed. « L’ Abiocor » a déjà été greffé chez 14 malades en danger de mort : deux sont décédés lors de l’opération, les autres patients ont survécu environ 5 mois.
Le cœur artificiel français va pouvoir être greffé chez l’homme pour les premiers essais cliniques d’ici trois ans. En 2011, les premiers patients seront des malades très atteints, dont la vie est très sérieusement menacée et qui ne peuvent être transplantés par la méthode habituelle (
hypertension artérielle,
diabète,
hépatite, affection rénale, etc.).
L’avantage du cœur artificiel est qu’il ne peut provoquer de rejet et qu’il n’a pas besoin de traitements immunosuppresseurs.

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