Il est évident que la charte de bonne conduire du
Medef n’est pas appliquée et c’est un réel problème en cette période de crise où les bonus, stock-options et parachutes dorés pleuvent alors que de plus en plus de Français doivent subir la crise et ses conséquences.
Ainsi, Laurence Parisot est sortie de son silence en considérant que l’attitude du patron de Valeo, Thierry Morin, qui quitte ses fonctions avec 3,2 millions d’euros « n’est pas conforme au code de gouvernance du Medef. Je veux dire que le Medef ne se reconnaît pas dans le comportement d’un dirigeant qui méprise ses salariés (…) »… Et c’est peu dire ! La patronne du Medef a demandé que Thierry Morin renonce à ces indemnités. Quant à l'Etat, il pourrait s'opposer à leur versement.
Etant donné que ce n’est pas la première fois que ce code de bonne conduite est méprisé, du côté des députés, on est prêt à légiférer. Il y a six mois, seuls les élus de gauche proposaient une loi. Désormais, dans la majorité, ils sont aussi nombreux à être ulcérés et à demander une loi. Ainsi en est-il de
Jean-François Copé, Président du groupe UMP à l’Assemblée qui a déclaré ce jour : « La majorité considère qu’on ne peut pas rester en l’état » tout en nuançant « il faut éviter d’avoir une approche idéologique du problème ».
… Mais là, il ne s’agit plus d’idéologie mais bel et bien d’un problème réel et sérieux qui risque fort d’engendrer des débordements…
Nicolas Sarkozy doit s’exprimer sur le sujet lors de son déplacement dans l’Aisne… Car il suffit de dire « ça suffit les patrons voyous » et de lever l’index en disant « attention ! »… Il est grand temps d’agir !
Déjà Jérôme Chartier, député UMP et membre de la commission des Finances était prêt la semaine dernière à déposer une proposition de loi après le scandale des stock-options de la
Société Générale, pour surtaxer les stock-options émises du 1er janvier 2009 au 30 juin 2009.
Xavier Bertrand, de son côté, va proposer prochainement « des propositions pour favoriser un meilleur partage de la valeur dans l’entreprise » en assurant que ses propositions iraient très loin.
Eh bien il est grand temps ! Pour faire vite et mieux, il ne serait pas stupide d’envisager l’examen d’une loi en urgence en bousculant l’agenda parlementaire…
Il n’est plus temps de tergiverser face à la colère qui monte un peu partout dans le pays révolté par ces scandales et cette immoralité !

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