100 000 retraits de permis en 2008 selon les projections contre 89 000 en 2007, soit une hausse de 11 % ! Cette courbe ne fait que s’accroître depuis 2004, année où l’on a compté plus de 39 000 permis de conduire retirés.
Cette hausse spectaculaire est due, non seulement à l’ancienneté du permis à points instauré en 1992 (au plus le temps passe, au plus le stock de points diminue) mais aussi à la multiplication des radars sur les routes : on en compte aujourd’hui 2 182 sur les routes de France (1 383 fixes et 799 embarqués).
Cela dit, en 2007, 1 431 000 conducteurs avaient récupéré tous leurs points, soit en ne commettant aucune infraction durant trois ans, soit en payant un stage (dont le coût n’est guère accessible pour tout le monde et voilà donc une grande injustice).
Le retrait des points concerne surtout les excès de vitesse mais également l’utilisation du téléphone portable en conduisant et l’oubli du port de la ceinture de sécurité. Résultat : une hausse spectaculaire des retraits de permis. Cela a entraîné une baisse des accidents sur les routes, certes, mais aussi une multiplication des conducteurs roulant sans permis. Il faut dire que les prix des permis ont, eux aussi, grimpé de manière spectaculaire et que de nombreuses personnes n’ayant plus de points mais étant obligées de se déplacer ne serait-ce que pour aller travailler, n’ont plus les moyens de régler des stages.
D’autres radars devraient être mis en route en janvier pour sanctionner le non-respect des feux rouges (Paris, Marseille et Lyon seront les premières villes équipées). D’autres encore pouvant sanctionner le non-respect des distances dans les tunnels sont expérimentés.
En résumé donc, si les conducteurs deviennent plus prudents, la sévérité des sanctions entraîne un autre phénomène soit une augmentation des personnes qui se trouvent dans l’illégalité faute d’avoir les moyens financiers pour le faire.
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