Le PDG de la société Carreman à Castres qui compte 90 salariés, a proposé dans le cadre de la loi sur le licenciement, un reclassement pour 9 de ses employés à 69 euros par mois en Inde !
François Morel, PDG de cette société textile s’est expliqué dans « La Dépêche du Midi » : « C’est la loi française qui nous oblige à faire par écrit une proposition de reclassement si on dispose d’autres sites, même si c’est en Papouasie ou au Bengladesh. Je suis conscient que c’est stupide, mais c’est la stupidité de la loi ». Sous couvert de proposition de reclassement, il s’agit bien de licenciements secs selon la
CGT. Certes le niveau de vie est beaucoup plus bas en Inde mais avec 69 euros par mois, cela ne donnerait même pas la possibilité à ces salariés de revenir en France !
Le député de Castres, Philippe Folliot Nouveau Centre, estime, face à ce genre de pratiques qu’il faudrait en effet modifier la loi : « A la notion d’emploi équivalent, il faut rajouter la notion de salaire équivalent ». Il va donc déposer un amendement.
Les entreprises qui délocalisent sont légion désormais et ces propositions de reclassement se multiplient… Même l’
ANPE s’y était mise en mai 2008 en proposant un poste d’informaticien en Inde pour un salaire de 160 à 320 euros par mois. L’annonce stipulait : « Cherche informaticien (niveau bac + 2), poste basé à Pondichéry (Inde). Salaire mensuel 10 000 à 20 000 roupies. Protection sociale et avantages à négocier. » Ceci avait provoqué la colère des syndicats mais aussi des réactions de chefs d’entreprise en Inde qui précisaient qu’en général, les Français se voyaient proposer de bons salaires par rapport au niveau de vie Indien et que les cotisations de protection sociale étaient bien prises en compte ainsi que les avantages annexes (logement par exemple).

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