Les producteurs de fruits et légumes sont confrontés à une très forte baisse des prix et mettent en cause les marges de la grande distribution et la concurrence espagnole. Pour se faire entendre, ils multiplient les actions. Hier par exemple, ils ont fait barrage aux camions de fruits espagnols à la frontière. Venus des Pyrénées-Orientales et du Gard, ils ont aussi distribué des cagettes de pêches et de nectarines aux automobilistes. Ils ont également distribué vingt tonnes de fruits et légumes en banlieue parisienne via le Modef, syndicat agricole d’exploitants familiaux. La Fédération nationale des producteurs de fruits a déjà averti que les actions ne vont pas s’arrêter là, notamment en PACA, en Alsace et en Rhône-Alpes et demande aux consommateurs : « Mangez local ».
Il faut dire que les producteurs de fruits et légumes en ont assez : assez de la concurrence espagnole où les salaires sont beaucoup plus bas, assez de la grande distribution et puis la crise est aussi passée par là et les consommateurs achètent moins de fruits et légumes qu’ils jugent trop chers. Ainsi par exemple, la pêche nectarine est vendue à perte depuis le début de la saison et très souvent, les prix payés ne peuvent même pas couvrir les coûts de production.
À cela s’ajoute la demande de remboursement de
Bruxelles de quelque 500 millions d’euros d’aides « indûment » versées durant dix ans par la France.

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