Le gouvernement italien de Romano Prodi entend s’assurer si un arrangement est encore envisageable entre les syndicats d’
Alitalia et
Air-France en dépit de la rupture des négociations intervenues mercredi, suite à une contre-proposition des syndicats exigeant que le repreneur conserve toutes les activités de la compagnie.
Plongée dans l’expectative suite à la décision d’Air France-KLM d’abandonner les négociations, la société Alitalia va devoir affronter une situation extrêmement délicate à l’occasion de son conseil d’administration de jeudi soir, puisque son président Maurizio Prato, acteur du rapprochement des deux compagnies, a démissionné, que les comptes sont au plus bas et les alternatives à la solution franco-néerlandaise incertaines.
Le ministre italien de l’économie a annoncé que dans le cas d’un échec de rapprochement avec Air France-
KLM, Alitalia, dont l’Etat détient 49 ,9 % des parts, devrait subir « une restructuration radicale » et qu’un commissaire extraordinaire serait désigné.
Les syndicats de la compagnie italienne ont demandé une rencontre avec le gouvernement de Romano Prodi, et le chef de la gauche Walter Veltroni a appelé à son intervention « pour rappeler à leurs responsabilités toutes les parties afin de trouver un accord évitant des solutions très dures pour l’emploi. »
Maurizio Prato, nommé pour trouver un acquéreur à la compagnie, a déclaré aux syndicats que « cette compagnie est maudite, seul un exorciste peut la sauver »….
De nouvelles négociations pourraient être toutefois repoussées à plusieurs mois afin de laisser passer les élections législatives qui doivent se dérouler les 13 et 14 avril.

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