Le procès des 7 jeunes djihadistes appartenant à la « filière irakienne » s’est ouvert hier au tribunal correctionnel de Paris.
Tous issus du XIXe arrondissement de
Paris, les 5 Français, le Marocain et l’Algérien sont soupçonnés d’avoir fait partie d’un groupe d’élèves djihadistes d’une filière de recrutement de l’
Irak, démantelée en 2005 par la DST.
Sur ces 7 jeunes accusés d’« association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme », 4 comparaissent détenus.
Benyettou avait 23 ans lors de son interpellation, et occupait un emploi d’agent d’entretien. De par sa connaissance du
Coran et les cours qu’il dispensait dans une salle de prière du XIXe, il fait figure de leader du groupe. Il « chassait » en effet aux abords de la Mosquée Stalingrad les candidats au départ comme Mohammed el-Ayouni, qui comparait libre, un Français d’origine tunisienne qui déclare s’être mis « à pratiquer la religion du jour au lendemain », et qui a perdu un œil et la moitié d’un bras au cours de violents combats à Faloudja.
C’est suite à un pèlerinage en
Arabie Saoudite que Thamer Bouchnack a décidé de se rendre en Irak : il n’en aura pas le temps, interpellé par la police au cours du repas préparé en son honneur par Benyettou. Il a déclaré devant le tribunal juste vouloir « étudier la langue arabe et le Coran ». Il prétend en outre que rien ne l’a incité à partir combattre les forces amériacaines, si ce n’est « tout ce qu’il a vu à la télé… »
Les auditions de ces 7 jeunes à la dérive se poursuivront jusqu’au 28 mars.

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