Hier après-midi, un surveillant de la prison de
Fresnes a mis fin à ses jours et son corps a été retrouvé vers 18 h 40 dans un mirador de l’hôpital pénitentiaire.
Le gardien, selon Jean-François Forget, secrétaire général du syndicat UFAP-UNSA, était « un bon professionnel ». Son épouse travaille aussi dans l’administration pénitentiaire. C’était un homme « discret et sans souci » et il travaillait depuis l’an 2000 à l’hôpital pénitentiaire.
Le surveillant avait pris son poste environ 30 minutes avant d’effectuer son geste et il n’aurait pas répondu au test d’alarme, une sorte de pointage qui a lieu toutes les 30 minutes. La question que se pose Jean-François Forget est « Pourquoi ? Si c’est le cas, je m’interroge pourquoi on a attendu autant de temps pour aller se rendre compte de ce qui se passait ». Il fait le lien entre le suicide et le travail du surveillant : « Il est décédé sur son lieu de travail, donc il y a forcément un lien avec son travail ».
La CGT Pénitentiaire et d’autres syndicats avaient déjà dénoncé les mauvaises conditions de travail à Fresnes et les trois syndicats du personnel avaient conclu mercredi à l’organisation d’un blocage progressif des prisons à partir du 4 mai pour attirer l’attention sur le « mépris total et l’immobilisme » du Ministère de la Justice. En décembre également, les syndicats dénonçaient l’isolement des professionnels. Dans un tract du 20 mars, ils disaient en « avoir marre ».
Pour l’instant, les circonstances de ce suicide sont indéterminées et une enquête judiciaire a été ouverte.

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