La presse écrite poursuit sa dégringolade avec une baisse de 2,3 % de son chiffre d’affaires en 2008, qui n’atteint plus que 10,6 milliards d’euros par rapport à 10,9 milliards en 2007. Ces mauvais chiffres ont été publiés hier par la Direction du développement des médias. Pourtant, les Etats généraux de la presse écrite devaient servir à relancer ce secteur mais il est vrai que, là comme ailleurs, la crise a fait des vagues. Il faut aussi noter la baisse des recettes publicitaires, les annonceurs préférant désormais passer par d’autres supports et notamment Internet. Désormais, les ventes représentent 56,2 % du chiffre d’affaires des journaux contre 55,5 % en 2007.
Ce sont surtout les quotidiens nationaux payants qui souffrent de cette situation avec une baisse du chiffre d’affaires de 3,5 % alors que les quotidiens locaux s’en sortent mieux car si leurs recettes publicitaires ont légèrement baissé, ce n’est pas le cas pour leurs ventes qui demeurent stables.
Il faut dire aussi que les sites d’informations se multiplient sur Internet et ce phénomène est mondial. Même Rupert Murdoch pense qu’il faudra d’ici peu, rendre les sites d’informations payants et lefigaro.fr réfléchirait actuellement à une solution identique. Le groupe Murdoch (Wall Street Journal, Le Times, Fox News, The Sun, News of the world, etc.), a annoncé une perte annuelle de 3,4 milliards de dollars. Ainsi, a-t-il déclaré : « Le journalisme de qualité n’est pas bon marché. La révolution digitale a ouvert de nouvelles voies de distribution mais n’a pas rendu le contenu gratuit ».

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