L’Institut de Veille sanitaire a lancé une étude en 1997 dans neuf agglomérations françaises dont Paris et ce programme de surveillance air et santé est une première.
Certes, on s’y attendait mais il est désormais prouvé que la pollution urbaine augmente les risques à court terme d’hospitalisation et de décès.
Les auteurs de cette étude se sont penchés sur trois indicateurs de pollution : le dioxyde d’azote, le dioxyde de soufre et l’ozone. Les niveaux ont été régulièrement relevés. Puis ces résultats ont été comparés au taux de mortalité de neuf villes :
Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon,
Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse.
Le lien de cause à effet a été clairement démontré puisqu’il ressort de cette étude que plus les taux de pollution sont élevés, plus les risques sont importants à court terme en ce qui concerne les hospitalisations et les décès. Le rapport indique : « Le risque de décès toutes causes ou pour causes cardiovasculaire et cardiaque est significativement associé à l’ensemble des indicateurs de pollution étudiés ».
On savait déjà que la pollution avait un lien direct avec la mortalité mais c’est la première fois que la France publie de tels résultats d’envergure nationale.

Il n'y a pas encore de commentaires pour cette dépêche.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.