La polémique enfle depuis hier. Alors que l’AMUF, Association des médecins urgentistes de France, dénonce un manque de moyens dans les services d’urgence et de réanimation,
Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, s’est exprimée sur le drame.
Elle a notamment affirmé qu’il n’y avait pas eu de « dysfonctionnement structurel ». Ce que l’on comprend moins, c’est cette affirmation : « En temps normal, nous sommes avec une trentaine de lits disponibles en Ile-de-France. Là, nous sommes dans une période de tension mais nous avions onze lits disponibles en région parisienne à moins de vingt minutes du malade »… Cette affirmation est en complète contradiction avec les déclarations des urgentistes qui ont effectué 27 demandes avant de trouver une place dans un service de Longjumeau qui ne disposait pas du matériel médical pour une coronarographie.
L’épouse du malade décédé a porté plainte contre X pour « mise en péril de la vie d’autrui ». Le parquet d’Evry va donc ouvrir une enquête préliminaire et a demandé une autopsie.
Si l’UMP et Roselyne Bachelot évoquent un problème d’organisation, les professionnels de la santé sont nombreux à mettre l’accent sur les difficultés du monde hospitalier et le manque de moyens.
Patrick Pelloux, président de l’AMUF, dénonce la politique de « l’hôpital-entreprise » menée par la Ministre de la santé. Il a déclaré : « On a une obligation de moyens, pas de résultat. Là, les moyens n’ont pas été mis ».
Le Samu de France a lancé hier une alerte rouge pour cette semaine et a demandé la réouverture de lits de réanimation.

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