Depuis le 29 mars dernier, le
Zimbabwe est un pays en crise, suite au déroulement des élections présidentielles (dont les résultats n'ont toujours pas été proclamés) dénoncé par la population et les partis de l’opposition.
Mais ce que l’on apprend aujourd’hui, ce n’est pas la rupture de cet équilibre incertain dans lequel est plongé le pays, mais, un renonciation à la livraison d’armes au profit de ce pays africain.
Mardi dernier,
Washington avait appelé le gouvernement chinois à renoncer à de futures livraisons, même si pékin se défend d'avoir suivi les consignes américaines.
Aujourd’hui, le gouvernement chinois a affirmé qu'un bateau chargé d'armes destinées au Zimbabwe qui faisait l’objet d'une polémique, avait fait demi tour en direction de la
Chine.
Jiang Yu (porte-parole du ministère des Affaires étrangères) a déclaré à cet effet : « à ma connaissance, la société chinoise a décidé de faire revenir le bateau ». Elle a affirmé que, la décision a été prise par la société en raison de l'impossibilité du Zimbabwe, à recevoir la marchandise au port de Durban (
Afrique du Sud) en disant que « le bateau n'a pas pu être déchargé car la partie zimbabwéenne n'a pas pu recevoir la marchandise comme prévu, ce qui a conduit la compagnie à prendre cette décision » (sans donner plus de détails).
Ensuite, elle a tout de même dénoncé la tentative de « politiser ce sujet », tout en réaffirmant qu'il s'agissait d'un « commerce normal ».
A cet effet, elle a déclaré que, « certaines personnes aux
Etats-Unis sont sans cesse critiques, elles se considèrent comme les policiers du monde, mais elles ne sont plus populaires dans le monde ».
Mardi dernier, d’après Washington par la voix de Tom Casey (son porte-parole du département d'Etat.
Les Etats-Unis avaient demandé à
Pékin « de ne plus envoyer de cargaisons (d'armes) supplémentaires et, si possible, de rappeler » celle actuellement destinée au Zimbabwe.
Par ailleurs, Washington a demandé à l'Angola et à d'autres voisins du Zimbabwe (dont la Namibie, le Mozambique, l'Afrique du Sud), de ne pas permettre au bateau transportant des armes et munitions en provenance de Chine de débarquer sa cargaison dans un de leurs ports.
Aujourd’hui , Jiang Yu a réaffirmé que le contrat concernant le bateau chargé d'armes à destination du Zimbabwe avait été signé l'année dernière et qu'il n'allait « à l'encontre d'aucune loi ou règlement international ».
Notons que le bateau est resté bloqué pendant plusieurs jours dans le port de Durban (sud-est de l’Afrique du Sud).
Quant au Zimbabwe, il est soumis depuis 2002 à des sanctions occidentales incluant un embargo militaire, toutefois, la livraison d'armes par la Chine est légale.
Pour l'heure, la Chine s'est vue rappeler le bateau chargé d'armes pour revenir à son point de départ.