Nouvel exemple de la liberté dont font preuve les membres de la majorité ou nouveau couac dans l’entourage de
Nicolas Sarkozy et du gouvernement de
François Fillon ?
Toujours est-il que
Xavier Bertrand, ministre du Travail, soutenu d’ailleurs par Nicolas Sarkozy, a dû se fendre de toute urgence d’un démenti suite à l’annonce de
Patrick Devedjian plaidant à l’occasion d’un point presse de l’UMP pour « le démantèlement » des 35 heures et, de fait, en faveur de la disparition de la durée légale du temps de travail.
« Au bout de dix ans de 35 heures, on a droit à une remise de peine, non ? » a même ironisé le secrétaire général de l
’UMP.
Suite à ce nouveau pavé jeté dans la mare politico-médiatique, et pour tenter de désamorcer ce qui ressemble à un avis de tempête à trois jours de la manifestation nationale sur les retraites, le ministre du Travail Xavier Bertrand a manifesté sa désapprobation dans un communiqué.
Il y exprime son intention de « garder une durée légale du travail à 35 heures » et précise par la même occasion qu’une loi devrait permettre aux entreprises « plus de souplesse » dès le début de 2009, notamment en ce qui concerne les heures supplémentaires.
« On ne s’attendait pas à cette sortie de Devedjian, a confié une source gouvernementale. Il y eu un gros défaut de coordination. On est pas fous : on prépare un loi, on ne va pas se tirer une balle dans le pied ! »
Critiqué pour sa gestion neutre de l’UMP, Patrick Devedjian a-t-il voulu épicer quelque peu le débat houleux sur les 35 heures (y compris à gauche) en prenant au pied de la lettre le désir de Nicolas Sarkozy de « recréer des clivages idéologiques » ?

Il n'y a pas encore de commentaires pour cette dépêche.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.