Selon l’OMS (Organisation mondiale de la santé), le
paludisme qui existe depuis 50 000 ans et touche particulièrement les hommes depuis 10 000 ans, tue un enfant toutes les trente secondes ! Les pays les plus touchés sont les pays pauvres d’Afrique. Une de ses maladies cousines, la toxoplasmose touche sérieusement les femmes enceintes mais aussi les patients atteints de maladies immunodépressives comme le sida et le cancer. La mort alors survient par encéphalite.
La cause du paludisme a été découverte en novembre 1880 par Alphonse Laveran, médecin militaire français en Algérie (prix Nobel en 1907) et 17 ans plus tard, Ronald Ross, médecin anglais et titulaire du prix Nobel 1902, va prouver que les moustiques étaient les vecteurs de la malaria (autre nom du paludisme). En cause donc la femelle du moustique anophèle qui, en piquant, transmet les parasites Plasmodium. Ces parasites infectent alors les cellules hépatiques avant de circuler dans le sang pour coloniser les globules rouges et les détruire. Chaque année, le paludisme provoque entre 400 et 900 millions de cas de fièvres plus ou moins graves. Les symptômes du paludisme sont de la fièvre, des tremblements intermittents, des douleurs articulaires, des nausées, des vomissements, de l’anémie et parfois des convulsions.
Malgré tous les efforts entrepris, il n’y avait guère de résultats dans la réduction de la transmission de la maladie et dans l’amélioration du traitement depuis les années 1990. Il faut dire aussi que les chercheurs qui se penchent sur cette maladie étaient beaucoup moins nombreux que ceux qui se penchent sur le sida par exemple.
Or, des chercheurs français ont découvert une nouvelle molécule qui peut lutter contre la prolifération des parasites qui causent le paludisme et la toxoplasmose. On la nomme molécule FR325222. Selon Mohamed-Ali Hakimi, le coordinateur de l’équipe de recherche, elle est « très efficace ». Il a déclaré : « Nous touchons à un gène impliqué dans la structure même des parasites. S’ils viennent à muter, ils se suicideront en quelque sorte ». L’équipe a déjà déposé un brevet pour cette découverte assez rare.
Les chercheurs vont d’abord commencer les expérimentations animales avant d’entreprendre les essais cliniques sur les humains cependant « Il faudra attendre plus d’une dizaine d’année l’apparition de la molécule sur le marché pharmaceutique ».
Il ne s’agira pas d’un vaccin mais d’un nouveau traitement, difficile cependant à mettre au point car cette molécule est extraite d’un champignon filamenteux, ce qui implique des frais pour les laboratoires industriels. Il pourrait cependant être la solution contre le paludisme et la toxoplasmose…

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