La première réunion nationale des comités du futur parti d’
Olivier Besancenot s’est tenue samedi à La Plaine Saint-Denis, dans le nord de
Paris ; avec pour slogan « Un nouveau parti anticapitaliste, maintenant ! ». Les 800 délégués ont travaillé tout le week-end sur la construction de ce nouveau parti qui sera créé en janvier 2009, en remplacement de la LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire).
Ce parti, dont le nom exact sera déterminé lors du congrès de fondation mais devrait s’appeler NPA (Nouveau parti Anticapitaliste), « n’aura pas de président, ni de secrétaire général mais une direction collégiale avec des porte-parole », a annoncé le leader de la Ligue Communiste Révolutionnaire.
Dans la déclaration commune établie ce week-end, les délégués des différents comités entendent mettre en œuvre « une gauche qui ne renonce pas, un gauche de combat anticapitaliste, internationaliste, antiraciste, écologiste, féministe, révoltée par toutes les discriminations ».
« On a une responsabilité particulière : la gauche radicale anticapitaliste peut changer d’échelle (…). On est révoltés, on veut aller plus loin, on veut fonder une autre société, ce qui nous rassemble, c’est une démarche de refondation politique.
Le collectif d’animation nationale chargé d’organiser la mue vers le nouveau parti sera loin de se composer uniquement de membres de la LCR : seuls 20 d’entre eux appartiennent au mouvement révolutionnaire.
Et de fait, les 300 comités déjà en place peuvent se prévaloir de 10 000 membres, trois fois plus que la LCR : ont en effet rejoint les rangs de ce futur nouveau parti anticapitaliste des militants issus de la gauche radicale, des altermondialistes, des anarchistes, des syndicalistes et des militants associatifs.
Fort de sa nouvelle popularité – les Français voient en lui le seul véritable opposant à
Nicolas Sarkozy – et de la médiatisation dont il est l’objet – audience considérable lors de son passage dans l’émission de
Michel Drucker « Vivement Dimanche », Olivier Besancenot pourrait bien incarner dès la création de ce nouveau parti, le seul représentant crédible de l’opposition. Sa popularité auprès de la jeunesse pourrait également compter pour beaucoup dans l’impact du NPA.
Du côté du PS, on met déjà Olivier Besancenot en garde : « Certains notamment à droite, auraient bien envie d’instrumentaliser Olivier Besancenot pour créer l’idée qu’il y aurait désormais deux gauches avec, à la clé, une compétition permanente, désastreuse. C’est à la LCR de montrer qu’elle ne tombe pas dans ce piège et ne se trompe pas d’adversaire », a déclaré son porte-parole Julien Dray.