Ce projet de loi à haute tension et placé sous la surveillance étroite tout autant des « anti » que des « pro »
OGM devrait donc vivre son dernier round cet après-midi à l’
Assemblée nationale, à l’occasion de son examen en dernière lecture.
Visiblement pressée d’en finir avec ce texte qui a fédéré autour de lui de nombreuses contradictions, y compris au sein même de l’
UMP, la Commission des Affaires économiques a d’ailleurs proposé de voter tel quel l’article 1er du texte, le dernier a faire débat suite au passage au
Sénat.
Ce paragraphe fustigé par les pro-OGM et au contraire salué comme une « victoire » par la gauche limite la possibilité de culture des OGM, en précisant que ceux-ci « ne peuvent être cultivés, commercialisés que dans le respect des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées sans OGM ».
C’est sur la définition exacte du terme « sans OGM » que l’opposition devrait aujourd’hui s’employer à faire modifier le texte : de fait, il laisse une grande place à l’interprétation. « Il convient de préciser ce qu’on entend par sans OGM en imposant un étiquetage dès lors qu’on dépasse un seuil de 0,1 % » précise la sénatrice UMP Fabienne Keller.
Autre zone de flou : la coexistence entre culture bio et productions traditionnelles.
Le
PS, le PCF et les Verts ont déposé trois motions de censure pour protester contre « les incohérences de ce texte qui entend organiser la coexistence entre cultures OGM et non OGM, pourtant scientifiquement impossible ».
En marge de ce débat qui promet d’être houleux, un collectif d’associations organise à midi un pique-nique sans OGM aux
Invalides, et le
WWF –
France devrait offrir un pot de miel à chacun des députés « qui ont voté en faveur du projet ou ses sont abstenus »…

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