L’hommage que la
France a tenu à rendre à
Aimé Césaire hier, a pris fin à 16h (22h, heure de paris) au stade de Dillon dans sa ville natale.
Le corps du poète et homme politique martiniquais, devait être conduit et escorté par un cortège populaire au cimetière municipal.
C’est à 15h que le Chef de l’Etat français a pu s’incliner (seul), devant la dépouille mortelle du père de la Négritude, au visage figé dans une expression (étonnamment) sereine.
A son arrivée à l’aéroport, il a déclaré : « je suis venu dire à la
Martinique que toute la France partage sa douleur, que c’est la nation tout entière qui est en deuil ». Il a poursuivit en saluant Aimé Césaire avec qui, il a eu des relations chaotiques, « l’un des symboles de la lutte pour le respect des peuples ».
Un quart d’heure plus tôt, l’hommage à Aimé Césaire avait débuté par une allocution de Pierre Aliker, son compagnon de route historique, lui-même âgé de 101 ans.
Submergé par l’émotion mais encouragé par les applaudissements, le vieil homme a continué à célébrer son ami « qui a fait connaître et reconnaître la Martinique da,s la monde entier ».
Habillé en blanc, Pierre Aliker a relavé la tête pour conclure que « les martiniquais resteront fidèles à eux-mêmes ».
Les obsèques nationales se sont poursuivies par un long hommage au pète, lu avec ferveur par 6 comédiens africains et antillais.
C’est donc en un flot ininterrompu de martiniquais venus s’incliner devant son cercueil que la cérémonie s’est achevée.
Désormais, c’est au cimetière (où seule la faille a assisté à l’inhumation hier), que les martiniquais devront venir se recueillir...

Il n'y a pas encore de commentaires pour cette dépêche.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.