Six ans après son dernier album L’Imprudence, Alain Bashung fait un retour remarqué et démontre s’il en était besoin toute l’étendue de son immense talent.
Pour son nouvel album, le chanteur a choisi la simplicité et le lyrisme, et pris le parti de changer radicalement la tonalité de ses textes, en se séparant de son parolier Jean Fauque, avec qui il travaillait depuis plus de quinze ans.
Fidèle à son habitude, Bashung s’est accordé le droit à une très grande exigence, puisque la contribution d’artistes comme Miossec et Daniel Darc a été repoussée, leurs propositions n’apportant pas au maître, à ce qu’il semble, la texture qu’il en attendait ; pas davantage d’ailleurs que Dominique A dont une chanson a été refusée.
C’est finalement Gaëtan Roussel de
Louise Attaque et Tarmac qui aura apparemment le mieux correspondu à l’esprit du moment d’Alain Bashung, en produisant des mélodies simples, fraîches et épurées attendues par le chanteur.
Le mythique (et mystique) Gérard Manset signe également trois chansons magnifiques sur l’album Bleu Pétrole ; ainsi que deux représentants de la jeune génération : Joseph d’Anvers et Arman Méliès.
Bref, une mosaïque d’influences diverses qui aboutissent à un album de Bashung « pur jus », reconnaissable dès la première note à la hauteur des attentes de ses admirateurs.

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