Mauvaise nouvelle : les tarifs des mutuelles santé devraient augmenter de 3,5 à 4 % en 2009.
Jean-Pierre Davant, Président de la Mutualité française, organisme qui fédère la plupart des mutuelles, a annoncé sur Europe 1 que « Grosso modo, on peut imaginer que les cotisations des mutuelles augmenteront en moyenne d’environ 3,5 à 4 % ».
Selon lui, cette hausse est justifiée par une augmentation de la taxe sur le chiffre d’affaires des mutuelles et assureurs privés. Cette augmentation de 2,5 à 5 % a été votée l’été dernier par le gouvernement afin qu’elle soit répercutée sur l’assurance-maladie à hauteur d’un milliard d’euros environ.
Il a rajouté : « le gouvernement a créé une taxe que nous avions souhaité exceptionnelle. Nous avions même dit que si elle était exceptionnelle, nous ferions un effort pour ne pas pénaliser nos adhérents dont le pouvoir d’achat est malmené depuis plusieurs mois, mais le gouvernement n’a pas voulu nous entendre ».
Il fallait bien s’y attendre ! Cette hausse de la taxe va donc être répercutée sur les cotisations des adhérents car rien n’empêche les mutuelles d’augmenter leurs tarifs de cotisation…. (À moins que les clients ne se fassent beaucoup plus rares ce qui ferait jouer la concurrence… NDLR). D’ailleurs, la Fédération française des sociétés d’assurance et le directeur technique d’Axa France avaient déjà annoncé cette hausse en septembre. Roselyne Bachelot a déclaré lundi que les mutualistes se servaient de cette taxe pour augmenter leurs tarifs.
En résumé donc, les adhérents des mutuelles vont devoir payer pour combler un peu le trou de la sécu et cela n’affaiblira en rien les chiffres d’affaires des mutuelles. Quant au gouvernement, il fait mine de ne pas savoir ce qui allait se passer.
Jean-Pierre Davant s’est aussi exprimé sur les deux décès tragiques d’un enfant de trois ans et d’un homme de 56 ans faute de place à l’hôpital. Il a exigé du gouvernement de « tirer les leçons » et « d’engager dès 2009 une vraie modernisation du système (…) pour que la qualité des soins devienne une priorité de la politique de santé ». Il a rajouté que « ces deux drames étaient évitables (…) À force de repousser les réformes nécessaires, nous continuerons d’accumuler les accidents dramatiques ».
Il a également jugé « indispensable d’établir une vraie coordination entre la médecine de ville et les services hospitaliers » en ce qui concernait les urgences et en déclarant que « la médecine de ville doit, elle aussi, assurer sa permanence de soins ».

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