Alors même que le 61ème Festival de Cannes vient de s’ouvrir et que les écrans de télévision et les pages « culture » des journaux et magazines vont se voir pendant deux semaines envahis par les images de stars du 7e Art souvent très imbues de leur petite personne, le jury des « Gérard » du cinéma décernait hier ses récompenses.
Ces prix satiriques matérialisés par des parpaings et des truelles dorés, qui se veulent l’équivalent des « Razzie Awards » d’
Hollywood sont remis chaque année par un jury composé d’une cinquantaine de journalistes.
Au nombre des « récompensés » de la cuvée 2008, citons
Monica Bellucci, sacrée « Gérard du désespoir féminin » pour sa prestation dans Le Deuxième Souffle d’Alain Corneau ; et
Franck Dubosc, « Gérard du meilleur désespoir masculin pour son rôle dans Astérix aux
Jeux Olympiques.
Le film de Thomas Langmann sort d’ailleurs grand vainqueur de cette remise de prix, puisqu’il a également obtenu le « Gérard du plus mauvais film de l’histoire du cinéma en 2007 »…
Catherine Deneuve a obtenu le prix spécial du « Gérard de l’actrice que les journalistes s’obstinent à appeler mademoiselle » ; quant à
Arielle Dombasle, elle remporte un fois encore le « Gérard de l’actrice qui bénéficie le mieux des réseaux de son mari ».
On ne sait pas si
Gérard Depardieu,
Gérard Lanvin,
Gérard Jugnot et
Gérard Darmon étaient présents à la cérémonie : pourquoi ne pas décerner l’an prochain à l’un d’entre eux le « Gérard » d’honneur du Gérard le plus « Gérard » des acteurs français ?

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