Il y’a quelques jours par le biais de la « mission humanitaire Betancourt », la
Suisse, l’
Espagne et la
France se sont unies dans le cadre de la libération de l’otage franco-colombienne.
S’agissant d’une mobilisation bien intentionnée face à l’état de santé de plus en plus dégradante de l’otage, elle n’a tout de même pas eu l’écho des résultats escomptés car, la guérilla marxiste a obligée la mission à quitter la
Colombie en la rejetant !
C’est une fin de non-recevoir.
En effet, environ 1 semaine après l’envoi d’un avion médicalisé français en Colombie, la France reçoit une réponse des
Farc où, le secrétariat de l’état-major central de la guérilla estime que cette mission humanitaire n’est « pas recevable ».
Dans un communiqué datant du 4 avril 2008 mais qui vient d’être diffusé par l’Agence bolivarienne de presse, les Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes affirment que cette mission « n’est pas le résultat d’une concertation, mais de la mauvaise foi d’
Alvaro Uribe (président colombien) envers le gouvernement de l’
Elysée, et une plaisanterie sans âme envers l’attente des familles de prisonniers ».
Dans le communiqué, les FARC ont ajouté : « nous n’agissons pas sous l’influence du chantage, ni sous l’impulsion de campagnes médiatiques ».
Pour le comité de soutien à
Ingrid Betancourt, « c’est une claque » !
Face à ce rejet, le Chef de l’Etat français a fait part de sa « profonde déception » et, dans un communiqué, il assure tout de même que « la France demeure pleinement mobilisée pour rendre les otages à la vie et à leurs proches ».
Quant à l’avion médicalisé qui a été envoyé, il devrait selon le Quai d’Orsay, quitter « prochainement » la Colombie.
Rappelons que cet avion, comprenant deux émissaires et un
médecin, avait été envoyé mercredi dernier pour tenter d’entrer en contact avec la guérilla marxiste et d’accéder à Ingrid Betancourt, malade et affaiblie.
Quant au ministre des Affaires étrangères
Bernard Kouchner, suite au rejet de la mission humanitaire, il se rendra « prochainement dans la région » afin de discuter de la situation des otages des Farc.